Transports et mobilités

Mobilités

Agir sur le secteur des transports est la condition majeure de notre objectif de réduction des émissions d'oxyde d'azote.

54 000 véhicules par jour, dont 4 000 poids lourds, au droit de Bonneville

30 000 véhicules par jour, dont 2 000 poids lourds, au droit de Passy

1% C’est la part représentée par le transport ferroviaire dans les déplacements des habitants de la vallée

Manager la mobilité à l’échelle de la vallée via une « conférence des mobilités »

Chargée de définir et d'organiser une stratégie de déplacement en associant tous les acteurs concernés (autorités organisatrices de la mobilité, associations d'usagers...).

Renforcer l'offre ferroviaire pour offrir des alternatives à l'autosolisme et accompagner le changement de comportement

Quoi ?

  • L'offre ferroviaire sera renforcée pour augmenter la part modale de ce mode de transport. Le PPA prévoit d'accompagner cette orientation par des aménagements et investissements connexes à ceux prévus sur les gares, dont l'amélioration de leurs accès (parkings à vélo et voitures, dessertes par les transports en commun...) pour encourager le recours au Léman Express.
  • De nouvelles solutions de mobilité seront encouragées, dont le covoiturage et le stop organisé, qui sont particulièrement pertinents dans le contexte valléen et d'habitat diffus, ainsi que l'autopartage.
  • Pour infléchir la tendance à utiliser systématiquement la voiture, un plan de développement de l'usage du vélo sera élaboré. Le territoire sera maillé en infrastructures cyclables, sécurisées par rapport aux flux automobiles.
  • Rendre visible aux décideurs et usagers l'offre des mobilités du territoire avec une application mobile.

Quand ? À partir de 2019.

Quel coût sur 5 ans ? un Fonds Air "Mobilités" de 440 000 euros pourra amorcer ces actions majoritairement financés hors PPA par les collectivités.

Quelle efficacité attendue ?

  • 0,9 tonnes de PM10
  • 0,6 tonnes de PM2,5
  • 10,2 tonnes de NOx.

Mettre en place des « zones à faibles émissions »

Quoi ? Les démarches de restriction de la circulation ont un impact positif, en particulier par la diminution des véhicules les plus polluants. Les collectivités devront étudier la mise en place de « zones à faibles émissions » (anciennement zones à circulation restreinte). Elles devront déterminer :

  • le périmètre géographique de ces zones
  • les catégories de véhicules concernés (tous les véhicules ou uniquement les poids lourds)
  • les modalités horaires ; les classes de véhicules interdites
  • la progressivité des règles dans le temps
  • les dérogations octroyées.

Quand ? D'ici la fin de l'année 2020.

Quel coût ? 100 000 euros pour l'étude de préfiguration, financée par l'État à hauteur de 70 000 euros.

Parc roulant

Le parc roulant doit engager sa mutation écologique, qu’il s’agisse des véhicules des professionnels ou de ceux des particuliers. Les mesures présentées ici visent à modifier la composition de la flotte automobile.

45%C’est le pourcentage de la flotte des poids lourds en Haute-Savoie qui sont inférieurs à la norme EuroIV, introduite en 2006. Constituée en grande partie de camions de l’artisanat et du BTP, le renouvellement de la flotte est beaucoup plus lent que pour la flotte de transports de marchandises.

Accélérer et amplifier le renouvellement du parc de véhicules

Quoi ? Les aides en particulier celles de la Région Auvergne Rhône Alpes en vue du renouvellement du parc de véhicules seront maintenues et renforcées, en faveur de motorisations alternatives à l’essence et au diesel : les véhicules électriques, hydrogènes ou fonctionnant au gaz naturel ont pour avantage de ne pas émettre de particules en suspension à l’échappement et pas ou très peu d’oxydes d’azote. A titre d’exemple, pour les véhicules légers, l’État a mis en place un bonus écologique pour l’achat de véhicules zéro émission neufs et une prime à la casse de 1 000 € à 2 500 € selon le niveau de revenu. Des aides spécifiques pourraient être proposées pour les matériels agricoles et forestiers, et ce pour favoriser le renouvellement des engins à moteur thermique.

Quand ? Dès à présent, puis à partir de 2021 pour les matériels agricoles et forestiers.

Quel coût sur 5 ans ? 1,9 million d’euros, porté principalement par le conseil régional (1,6 million).

Quelle efficacité attendue ?

  • 3,9 tonnes de NOx

Cette obligation découle désormais de la Loi d'Orientation sur les Mobilités ( L.O.M ) approuvée fin 2019.

Renforcer le maillage du territoire en énergies alternative

Le potentiel d’utilisation et la meilleure localisation de nouvelles stations en GNV seront étudiés pour accroître le nombre de véhicules roulant au GNV. Actuellement, il existe une seule station en GNV, issue du PPA1 et située à Saint-Pierre-en-Faucigny.

Transport de marchandises

Le PPA prévoit deux mesures concernant spécifiquement le transport de marchandises.

Rationaliser la logistique de proximité

L’objectif est de limiter les flux quotidiens qui ne sont pas toujours optimisés en raison du faible nombre de kilomètres parcourus. Il est ainsi prévu d’étudier l’optimisation des flux de transports logistiques du secteur du décolletage, de proposer une gestion plus vertueuse des livraisons en station de montagne et de travailler à une limitation des phases de manœuvre pour la grande distribution.

Favoriser les modes de transports de marchandises les plus vertueux, notamment le report de la route vers le fer

En soutenant les infrastructures ferroviaires existantes ou en projet, en promouvant les modes alternatifs au transport routier de marchandises même en dehors du département et en favorisant les poids lourds les plus vertueux (meilleures normes européennes d’émission, véhicules GNV ou électriques, etc.) pour le transit et les liaisons transfrontalières…